Full HD
Full HD désigne couramment une image de 1920 pixels de large sur 1080 pixels de haut, en 16/9. Le terme sert à distinguer cette définition des formats HD inférieurs comme 720p. En télévision, le signal peut être progressif ou entrelacé selon le contexte : 1080p pour de nombreux fichiers, Blu-ray ou services de streaming ; 1080i dans certaines diffusions télévisées. Full HD devient un standard domestique majeur avec les écrans plats, les consoles, les plateformes vidéo et les chaînes HD. Il reste aujourd’hui une référence de qualité, même après l’arrivée de l’UHD/4K.
Bande-annonce
La bande-annonce condense un programme pour donner envie de le regarder. Elle sélectionne des moments forts, installe un ton, annonce une date, une chaîne ou une plateforme, et construit une promesse éditoriale. En télévision, elle doit souvent fonctionner dans un temps très court, entre deux programmes ou dans un écran d’autopromotion. Sa fabrication relève du montage, de l’écriture promotionnelle, de la voix-off, de l’habillage et du mixage. Une bonne bande-annonce ne résume pas seulement : elle vend une expérience, tout en respectant l’identité de la chaîne et les droits liés aux images.
Fréquence
La fréquence indique le nombre d’oscillations d’un signal par seconde. En télévision, elle permet de situer un canal dans le spectre radioélectrique : VHF, UHF, satellite, câble ou liaisons techniques. La gestion des fréquences est centrale, car deux services mal coordonnés peuvent se brouiller. Les autorités organisent donc la planification des canaux, les puissances, les zones de couverture et les coordinations internationales. En réception domestique, la fréquence devient souvent invisible pour l’usager, remplacée par un numéro de chaîne ; mais techniquement, c’est toujours une fréquence ou un ensemble de fréquences qui transporte le signal.
Prime-time
Le prime-time est la zone la plus stratégique de la grille télévisée, celle où la chaîne espère réunir le public le plus nombreux ou le plus valorisé. En France, il correspond généralement à la première partie de soirée, après l’avant-soirée et les journaux ou programmes d’accès. Les chaînes y placent leurs programmes les plus forts : fictions, films, grands divertissements, événements sportifs, débats importants ou documentaires événementiels. Le prime-time concentre des enjeux d’audience, de publicité, d’image de marque et de concurrence. Sa définition exacte peut varier selon les pays, les usages et l’évolution des habitudes de consommation.
Bande passante
La bande passante désigne l’étendue de fréquences qu’un système peut transmettre ou utiliser. En télévision analogique, elle conditionne directement la quantité de détails que l’image peut transporter : un standard plus défini exige davantage de bande passante. C’est l’une des raisons pour lesquelles le 819 lignes français, très ambitieux pour son époque, était aussi coûteux en ressources radioélectriques. En télévision numérique, la notion reste centrale mais se traduit davantage en capacité de transport et en débit : plus une chaîne consomme de bande passante dans un multiplex, un transpondeur ou un réseau IP, moins il reste de place pour les autres services. La bande passante est donc un compromis permanent entre qualité, nombre de chaînes, robustesse et coût de diffusion.
Générique
Le générique est un objet éditorial et graphique. Il installe l’identité d’une émission, annonce son univers sonore et visuel, puis attribue les responsabilités de fabrication : production, réalisation, écriture, image, son, montage, musique, interprètes. En télévision, il doit souvent être court, mémorisable et adaptable aux contraintes d’antenne. Le générique de début sert à reconnaître le programme ; le générique de fin documente sa fabrication, même s’il est parfois réduit ou accéléré par les pratiques de programmation. Certains génériques deviennent des marqueurs culturels aussi forts que les émissions qu’ils introduisent.
Progressif
Le balayage progressif affiche ou transmet chaque image complète, ligne après ligne, sans la découper en deux trames entrelacées. Il est plus naturel pour les écrans numériques, les fichiers vidéo, le web et les images issues de caméras modernes. Par rapport à l’entrelacé, il évite les artefacts de peigne dans les mouvements et simplifie les traitements numériques. En contrepartie, à définition et fréquence équivalentes, il peut demander davantage de débit. Les notations comme 720p ou 1080p indiquent justement un format progressif.
Télévision par câble
La télévision par câble distribue les programmes à travers un réseau filaire, historiquement coaxial puis souvent hybride fibre-coaxial. Contrairement au hertzien, le signal n’est pas rayonné directement vers tous les foyers : il circule dans une infrastructure contrôlée par un opérateur. Cette architecture permet de proposer davantage de chaînes, des services payants, des canaux locaux, puis Internet et la téléphonie dans les réseaux modernisés. En France, le câble a longtemps été associé au Plan Câble, aux réseaux urbains et à une promesse d’abondance de chaînes avant la concurrence du satellite, de l’ADSL puis de la fibre.
Habillage
L’habillage regroupe les logos, jingles, génériques, transitions, typographies, palettes de couleurs, synthés, bandeaux, sonals et éléments graphiques qui identifient une chaîne ou un programme. Il ne se limite pas à décorer : il organise la circulation dans l’antenne, signale les rubriques, hiérarchise l’information et rend une marque audiovisuelle reconnaissable. Dans une chaîne d’information, l’habillage doit aussi être lisible et rapide ; dans une chaîne jeunesse ou musicale, il peut devenir un univers graphique. L’habillage est donc une interface entre design, marketing, antenne et technique.
Régie
La régie est le centre nerveux d’une émission de télévision. Elle réunit les postes de décision et de contrôle : réalisation, mélange image, son, synthés, magnétos ou serveurs, intercom, chronométrage et parfois coordination antenne. Depuis la régie, le réalisateur choisit les caméras et les sources, le truquiste prépare les transitions ou incrustations, l’ingénieur du son équilibre les micros, et l’équipe suit le conducteur. Elle peut être fixe dans un studio, intégrée à un car régie pour les directs extérieurs, ou partiellement virtualisée dans des workflows numériques. La régie matérialise la télévision comme art collectif du temps réel : plusieurs métiers y coordonnent leurs gestes à la seconde près.