TNT

La TNT, ou télévision numérique terrestre, remplace la télévision hertzienne analogique par une diffusion numérique. Le principe change profondément : au lieu d’associer une fréquence à une seule chaîne analogique, la TNT regroupe plusieurs services dans un même multiplex. En France métropolitaine, l’Arcom indique que les fréquences de la TNT permettent la diffusion de six multiplex. Cette organisation améliore l’efficacité du spectre et rend possibles davantage de chaînes, de la HD, des guides de programmes ou des services associés. En revanche, la réception devient plus brutale : lorsque le signal est trop faible, l’image ne se dégrade pas progressivement comme en analogique, elle se fige ou disparaît.


Position orbitale

La position orbitale indique l’emplacement d’un satellite géostationnaire vu depuis la Terre, par exemple 19,2° Est ou 13° Est. Un satellite géostationnaire semble fixe dans le ciel parce qu’il tourne à la même vitesse angulaire que la Terre. Pour un téléspectateur, cette position sert à orienter la parabole vers le bon point du ciel. Pour les opérateurs, elle est une ressource stratégique : une position attractive peut regrouper de nombreux bouquets et chaînes, tandis que des positions voisines nécessitent une coordination pour éviter les brouillages. La position orbitale est donc à la fois un repère technique, commercial et géopolitique.


Bouquet satellite

Un bouquet satellite regroupe plusieurs chaînes, radios et services autour d’une offre technique et commerciale. Les chaînes sont transportées sur un ou plusieurs transpondeurs, puis reçues par une parabole et un terminal compatible. Le bouquet peut être gratuit, payant, thématique, national ou international. Son intérêt est de mutualiser la capacité satellite et de proposer à l’abonné une offre structurée : numérotation, guide de programmes, contrôle d’accès et services associés. Les bouquets satellite ont joué un rôle majeur dans la multiplication des chaînes et dans la concurrence avec le câble puis l’IPTV.


Catch-up TV

La catch-up TV correspond à la télévision de rattrapage : l’utilisateur retrouve un programme après sa diffusion à l’antenne. Le service dépend des droits négociés, de la durée de disponibilité, des accords avec les plateformes et des contraintes publicitaires. Il se distingue de la VOD pure parce qu’il reste lié à une diffusion linéaire précédente : on rattrape ce qui a été diffusé. En France, le terme replay s’est imposé dans l’usage courant, mais catch-up TV reste fréquent dans les documents professionnels et internationaux.


DVB-C

DVB-C est la déclinaison câble de la famille DVB. Elle adapte la télévision numérique aux réseaux câblés, où le signal circule dans une infrastructure coaxiale ou hybride fibre-coaxial plutôt que par ondes hertziennes ou satellite. Le câble offre un environnement plus contrôlé que la réception terrestre : le signal peut être distribué à de nombreux abonnés avec une qualité stable, des bouquets thématiques et un contrôle d’accès. DVB-C participe à la numérisation des réseaux câblés et à la multiplication des chaînes disponibles sur une même infrastructure.


Polarisation

La polarisation décrit l’orientation du champ électrique d’une onde radio. En réception satellite, elle permet de mieux organiser les fréquences et de limiter les interférences : deux signaux peuvent utiliser des polarisations différentes, par exemple horizontale et verticale, ou circulaire droite et gauche. Pour recevoir correctement un transpondeur, la parabole et la tête de réception doivent sélectionner la bonne polarisation. Un mauvais réglage de skew, c’est-à-dire d’angle de polarisation, peut réduire fortement la qualité du signal et augmenter les interférences avec la polarisation voisine. C’est une notion invisible pour l’usager, mais essentielle pour la réception satellite.


EPG / Guide électronique des programmes

L’EPG, ou Electronic Program Guide, remplace la simple grille imprimée par une interface intégrée au téléviseur, au décodeur ou à l’application. Il affiche les programmes en cours et à venir, les résumés, les horaires, les catégories et parfois les options de replay ou d’enregistrement. Techniquement, il repose sur des métadonnées transmises avec le service ou récupérées par le réseau. L’EPG change la manière de naviguer dans la télévision : on ne se contente plus de connaître un numéro de chaîne, on explore une offre par titres, genres, recommandations ou disponibilités.


MPEG

MPEG désigne le Moving Picture Experts Group et, par extension, plusieurs familles de standards utilisés pour coder, compresser, transporter ou stocker de l’audio et de la vidéo. Son importance pour la télévision est considérable : sans compression, la vidéo numérique exigerait des débits trop élevés pour la diffusion, le satellite, le câble, la TNT ou l’Internet grand public. MPEG ne renvoie donc pas à un seul codec : MPEG-2, MPEG-4, H.264/AVC ou HEVC appartiennent à des générations et usages différents. La télévision numérique repose largement sur ces standards pour transformer des images en flux diffusables.


Sous-titrage

Le sous-titrage peut remplir plusieurs fonctions. Il traduit une langue étrangère, transcrit des dialogues, indique des sons importants ou rend un programme accessible aux personnes sourdes ou malentendantes. En télévision, il doit respecter un rythme de lecture, une position à l’écran, une synchronisation avec la parole et des conventions typographiques. Le sous-titrage peut être intégré à l’image, transmis comme service séparé ou activé à la demande selon les supports. Il est devenu un enjeu majeur d’accessibilité, mais aussi d’usage ordinaire : beaucoup de téléspectateurs l’utilisent en environnement bruyant, en mobilité ou pour mieux suivre un programme.


MPEG-2

MPEG-2 est une norme de compression et de transport audiovisuel publiée dans la famille ISO/IEC 13818. Elle devient l’un des socles de la télévision numérique : DVD, satellite numérique, câble numérique et premières générations de TNT l’utilisent largement. Son intérêt est de réduire fortement le débit nécessaire tout en conservant une qualité compatible avec la diffusion télévisée. MPEG-2 est moins efficace que les codecs ultérieurs comme H.264/AVC ou HEVC, mais son adoption massive tient à sa maturité industrielle, sa robustesse et sa compatibilité avec les équipements des années 1990-2000.


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