Vidéo à la demande (VOD/VàD)

La vidéo à la demande rompt avec la logique d’une grille imposée. L’utilisateur choisit un programme dans un catalogue et le lance quand il le souhaite, selon les conditions du service : achat, location, abonnement, gratuité financée par publicité ou accès lié à un opérateur. La VOD repose sur des serveurs, des métadonnées, des droits, un système de paiement ou d’identification et une diffusion en streaming. Elle transforme la télévision en l’inscrivant dans une logique de catalogue, plus proche de la médiathèque que de l’antenne continue.


Codec

Le mot codec vient de codeur-décodeur. Un codec transforme une vidéo brute en flux compressé pour la stocker ou la diffuser, puis effectue l’opération inverse à la lecture. Il détermine en grande partie le rapport entre qualité et débit. MPEG-2, H.264/AVC et HEVC/H.265 sont des exemples de codecs ou familles de codage vidéo utilisés dans l’audiovisuel. Un bon codec permet de diffuser davantage de chaînes, de monter en HD ou en UHD, ou de réduire la bande passante nécessaire. Mais il impose aussi des contraintes de compatibilité : un téléviseur ou décodeur ancien peut ne pas savoir lire un codec récent.


Voix-off

La voix-off est un procédé narratif et sonore. Une voix parle sans être incarnée à l’image au même moment : commentaire documentaire, narration de fiction, bande-annonce, traduction, souvenir, pensée intérieure, présentation d’un sujet ou explication pédagogique. Elle peut guider le téléspectateur, apporter des informations impossibles à montrer, créer une distance, installer un ton ou donner une continuité à des images disparates. La voix-off doit être distinguée du métier de comédien voix-off : ici, l’entrée décrit le procédé utilisé dans le programme. Son efficacité dépend de l’écriture, du timbre, du rythme, du mixage et de son rapport aux images. Une mauvaise voix-off répète ce que l’image montre déjà ; une bonne voix-off ajoute du sens.


Résolution

La résolution décrit la quantité d’informations spatiales contenues dans une image. En télévision analogique, on parle surtout de lignes ; en vidéo numérique, de pixels, par exemple 1920 × 1080 ou 3840 × 2160. Une résolution plus élevée peut apporter davantage de détails, mais seulement si toute la chaîne suit : captation, compression, débit, diffusion, écran et qualité de la source. Une archive SD mal agrandie ne devient pas réellement HD ; elle est seulement mise à l’échelle. La résolution doit donc être distinguée de la qualité perçue, qui dépend aussi du bruit, du contraste, de la compression et de l’étalonnage.


Zone de couverture

La zone de couverture correspond à l’espace géographique où un service télévisé peut être reçu. Elle dépend de la puissance de l’émetteur, de la fréquence utilisée, du relief, des bâtiments, de l’antenne de réception et du niveau de brouillage. En hertzien, deux foyers proches peuvent connaître des réceptions très différentes si l’un est masqué par un obstacle ou orienté vers un autre émetteur. En satellite, la couverture dépend du faisceau du satellite ; en câble ou IPTV, elle dépend du réseau disponible. La couverture est donc une donnée à la fois technique et commerciale : elle détermine qui peut effectivement accéder au service.


Définition d’image

La définition d’image correspond au niveau de détail disponible dans une image. Dans le langage courant, elle est souvent confondue avec la résolution, mais elle renvoie plus largement à la capacité du système à restituer des détails : nombre de lignes, pixels, netteté optique, compression et qualité du signal. Le 819 lignes français, la SD, la HD, le Full HD et l’UHD sont autant de jalons dans cette histoire de la définition. Pour Encyclomédia, la notion est importante parce qu’elle relie les choix techniques aux usages : taille des écrans, lisibilité, confort de visionnage, conservation des archives et restauration.


Entrelacé

L’entrelacé est une technique héritée de la télévision analogique. Au lieu d’afficher toute l’image en une fois, le système transmet d’abord une trame contenant une ligne sur deux, puis une seconde trame contenant les lignes restantes. Ce procédé permet de donner une impression de fluidité tout en limitant la bande passante nécessaire. Il est très adapté aux écrans cathodiques, mais devient plus problématique avec les écrans numériques, qui doivent désentrelacer l’image pour l’afficher correctement. Les artefacts de peigne sur les mouvements rapides sont typiques d’un désentrelacement insuffisant.


Ratio d’image

Le ratio d’image indique la forme du cadre : 4/3, 16/9, 1.85:1, 2.35:1, etc. En télévision, il a une conséquence directe sur la composition, les décors, les génériques, les sous-titres et l’affichage des archives. Passer d’un ratio à un autre suppose un choix : conserver toute l’image avec des bandes noires, recadrer, zoomer ou déformer. C’est pourquoi les diffuseurs définissent des zones de sécurité pour placer textes et éléments importants. Le ratio d’image est donc à la fois une donnée technique et un choix éditorial.


Luminance

La luminance correspond à l’information de luminosité de l’image : zones claires, zones sombres, contrastes et détails visibles indépendamment de la couleur. Dans la télévision couleur analogique, elle joue un rôle historique majeur, car elle assure la compatibilité avec les téléviseurs noir et blanc. Un récepteur noir et blanc ignore la chrominance mais peut afficher la luminance ; un récepteur couleur combine luminance et chrominance pour reconstruire l’image colorée. Cette séparation explique l’architecture de nombreux standards vidéo et reste importante en vidéo numérique, où les signaux sont souvent représentés sous forme de composantes de luminance et de chrominance. La luminance porte une grande partie de la netteté perçue par l’œil humain.


4/3

Le 4/3 est le rapport largeur/hauteur dominant de la télévision analogique et des premiers téléviseurs domestiques. Il correspond à une image presque carrée, adaptée aux tubes cathodiques et aux standards de télévision historiques. Lorsque les programmes en 16/9 se généralisent, les images 4/3 doivent être adaptées : affichage avec bandes latérales, recadrage, agrandissement ou restauration. Pour les archives télévisées, respecter le 4/3 est essentiel : l’étirer en 16/9 déforme les visages, les décors et la composition originale.


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