Réémetteur

Un réémetteur sert à reprendre un signal de télévision pour le rediffuser dans une zone mal couverte par l’émetteur principal. Il est particulièrement utile dans les vallées, les zones montagneuses, les secteurs masqués par le relief ou les zones éloignées du site principal. En analogique comme en TNT, il permet d’affiner la couverture sans multiplier les grands émetteurs de forte puissance. Le réémetteur n’est pas une chaîne locale en soi : c’est un maillon technique qui prolonge un réseau de diffusion.


DVB-T

DVB-T est la déclinaison terrestre du DVB. Il permet de diffuser des chaînes numériques par émetteurs hertziens, en remplacement ou en complément de la télévision analogique. Son principe repose sur la transmission de flux numériques multiplexés : plusieurs chaînes, services audio, sous-titres et données peuvent partager une même fréquence. DVB-T est au cœur de la première génération de TNT dans de nombreux pays européens. Par rapport à l’analogique, il améliore l’efficacité spectrale, mais introduit aussi une réception plus binaire : l’image reste stable tant que le signal est suffisant, puis se dégrade brutalement ou disparaît si la réception devient trop faible.


Relais hertzien

Un relais hertzien est une liaison radio dirigée entre deux points, souvent avec visibilité directe. Dans l’audiovisuel, il peut servir à acheminer un signal entre un lieu de production, une régie, un émetteur ou un autre point du réseau. Avant la généralisation de la fibre et des réseaux IP, ces liaisons ont joué un rôle majeur dans le transport professionnel des images. Elles restent utiles lorsque la fibre n’est pas disponible, pour des événements temporaires ou pour des liaisons techniques spécifiques. Le relais hertzien se distingue de la diffusion au public : il transporte un signal d’un point à un autre, alors que l’émetteur le rayonne vers une population.


DVB-T2

DVB-T2 est l’évolution du DVB-T pour la télévision numérique terrestre. Il améliore l’efficacité de transmission grâce à des techniques de modulation et de correction d’erreurs plus performantes. Concrètement, il permet de transporter davantage de données dans une même bande de fréquences, ou d’obtenir une réception plus robuste à débit comparable. Cette efficacité est déterminante pour diffuser de la HD, de l’UHD ou davantage de chaînes après la raréfaction du spectre hertzien. DVB-T2 n’est pas automatiquement compatible avec les anciens récepteurs DVB-T : il exige des tuners adaptés.


Faisceau hertzien

Le faisceau hertzien utilise des antennes directionnelles pour envoyer un signal radio d’un site à un autre. Sa précision permet de concentrer l’énergie dans une direction donnée et de limiter les interférences. En télévision, il a longtemps servi à relier des studios, centres techniques, points hauts et émetteurs, notamment pour transporter des programmes avant diffusion. Le faisceau exige généralement une ligne de vue entre les sites : le relief, les bâtiments ou la courbure terrestre peuvent imposer des relais intermédiaires. Avec la fibre optique, son rôle a diminué dans certains réseaux, mais il reste un outil important de transmission professionnelle.


Streaming

Le streaming permet de regarder une vidéo pendant qu’elle arrive par le réseau. Au lieu de télécharger entièrement un fichier avant lecture, le lecteur reçoit des segments, les met en mémoire tampon et ajuste parfois la qualité selon le débit disponible. Cette logique rend possible la télévision en direct sur Internet, la VOD, les plateformes et les applications de chaînes. Elle transforme l’expérience du téléspectateur : le programme n’est plus seulement reçu à une heure fixe par une antenne ou un câble, il devient accessible à la demande, sur plusieurs écrans, avec une qualité qui dépend du réseau, du codec et de la plateforme.


DVB-S

DVB-S est la première grande norme DVB utilisée pour la diffusion numérique par satellite. Elle structure la transmission de bouquets de chaînes vers des paraboles domestiques ou collectives, avec compression vidéo, multiplexage et éventuellement contrôle d’accès pour les offres payantes. DVB-S accompagne l’essor des bouquets satellite numériques en Europe dans les années 1990. Il remplace progressivement les transmissions analogiques satellite et prépare l’économie des grands bouquets : nombreuses chaînes, guides électroniques, options multilingues, radios et services associés.


Tête de réseau

La tête de réseau est le point central d’un réseau câblé. Elle reçoit des chaînes par satellite, fibre, faisceaux ou autres liaisons, les organise en bouquets, les convertit si nécessaire, applique éventuellement un contrôle d’accès, puis les injecte dans le réseau de distribution. Dans les réseaux modernes, cette fonction peut aussi cohabiter avec des équipements Internet, comme les systèmes liés au DOCSIS. La tête de réseau est donc l’équivalent technique d’un carrefour : elle ne produit pas forcément les programmes, mais elle prépare leur distribution vers les abonnés.


Télévision payante / Pay-TV

La télévision payante repose sur l’idée qu’un programme ou un bouquet n’est pas accessible librement à tous les téléspectateurs : il faut s’abonner, acheter un droit ou payer un événement. Techniquement, elle s’appuie sur des systèmes de contrôle d’accès, de cryptage, de cartes, de décodeurs ou d’identification numérique. Éditorialement, elle permet de financer des contenus coûteux ou exclusifs : cinéma, sport, séries, chaînes thématiques. Son histoire est liée au câble, au satellite, aux chaînes cryptées et aux box opérateurs. Elle transforme la relation au téléspectateur : celui-ci n’est plus seulement une audience publicitaire, il devient aussi un abonné.


Compression vidéo

La compression vidéo exploite les redondances de l’image pour réduire le débit nécessaire. Une scène contient souvent des zones qui changent peu d’une image à l’autre ; un codec peut donc décrire les différences plutôt que répéter chaque image complète. Cette réduction rend possible la TNT, le satellite numérique, l’IPTV, la VOD et le streaming. Mais la compression n’est jamais neutre : si elle est trop forte ou mal réglée, elle produit des blocs, du flou, des bavures ou des pertes de détail. L’histoire de la télévision numérique est largement celle de codecs de plus en plus efficaces : MPEG-2, H.264/AVC, HEVC/H.265.


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